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Pain bio au levain
- Pain en 500 gr et 1 kg, farines T80 et 765
- Pain à la farine d'épeautre
- Pain raisins-noisettes
- Pain aux pépites de chocolat
- Pain au sésame
- Pain moulés nature
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Philippe Cottais et Jean-Michel Bourrée
test La ferme des 5 sens 35480 Guipry Télécharger le compte-rendu de visite |
Contexte et étapes de l'installation
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Jean-Michel Bourrée et Philippe Cottais se sont installés sur 8,75ha en 1998. Ils ont pu ensuite reprendre des terres alentours de médiocre qualité qui n'intéressaient pas les autres producteurs pour compter aujourd'hui une trentaine d'hectares.
La reprise de la ferme s'est faite dès le début avec le souhait de faire de l'accueil et de renforcer le caractère « ferme » en ayant des activités purement agricoles (volailles, vaches allaitantes). Aujourd'hui, l'atelier bovin a été arrêté pour des raisons économiques mais d'un point de vue agronomique ce n'est pas idéal. Le parcellaire est éloigné et dispersé en 3 îlots (17km, 4km, 2km). N'étant pas issus du milieu agricole, Jean-Michel Bourrée et Philippe Cottais qui ont fait des études agricoles, ont continué d'apprendre leur métier jours après jours et en travaillant avec des groupes de paysans. Les terres ont été converties en 2007 à l'agriculture biologique pour produire le blé nécessaire pour faire le pain et l'alimentation des animaux.
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Jean-Michel Bourrée
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L'atelier Pain
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Philippe Cottais fabrique le pain 2 jours par semaine. Il travaille avec deux fournisseurs de farine : Minoterie Ferrard (St Ger- main en Coglès) pour la farine T65 et la farine d'épeautre ; Laurent Chaupitre (Lohéac) pour la farine T80 qui travaille à partir d'un blé bio provenant de la Chapelle Bouëxic.
Cette année, pour la 1ère fois, le blé de la ferme des 5 sens qui vient d'être certifié en bio sera utilisé pour faire le pain. Un filtre à osmose est utilisé pour filtrer l'eau du réseau et éliminer le chlore, les résidus de pesticides, d'antibiotiques et les métaux lourds. L'objectif est d'être le plus autonome possible sur la ferme. Pour cela, Jean- Michel Bourrée et Philippe Cottais font de plus en plus de céréales pour ne plus en avoir à acheter. Ce choix a entrainé l'arrêt de l'atelier vaches allaitantes qui altérait fortement la possibilité d'être autonome.
Il n'y a pas de véritable projet d'écrasement du blé à la ferme.
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Philippe Cottais
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La conduite des volailles
Les volailles sont de race cou nu noir, poulets à croissance lente adaptée à la demande. Les poulets arrivent à 6 semaines sur la ferme et sont certifiés bio. Ils coûtent donc plus chers à l'achat alors que la ferme des 5 sens ne peut pas les valoriser en bio (pas d'abattoir certifié). Ce choix a été fait uniquement pour être cohérent avec les idées que défendent Jean-Michel Bourrée et Philippe Cottais. Les poulets sont nourris à 75% avec le mélange céréalier produit sur la ferme. Un aliment est acheté en complément pour éviter les problèmes de carence. Un poulet consomme 5,3 kg d'aliments. Toutes les 3 semaines, les volailles ont une cure à base d'ail (vermifuge) et d'ortie (vitamines). Les cabanes des poulets sont couvertes de chaume pour préserver la chaleur. Les cabanes sont déplacées entre chaque bande et de la chaux vive est appliquée pour désinfecter. En 2011, le mélange céréalier devrait suffire en terme d'équilibre. On y ajoutera juste un minéral bio.
L'accueil à la ferme
L'accueil est une activité phare de la ferme. Des classes sont accueillies pour leur faire découvrir la biodiversité animale et végétale. Pourtant, aujourd'hui cette activité commence à être remise en question. Jean-Michel Bourrée passe 80% de son temps pour l'accueil et Philippe Cottais 30%, soit au total plus d'un temps plein alors qu'économiquement l'activité est très fragile. En 2010, 4500 enfants ont été accueillis alors qu'ils étaient 6700 quatre ans auparavant. En 2008, 31 classes étaient accueillies, 21 en 2009 et 7 en 2010. C'est une perte de 42 000 € cette année par rapport à l'année précédente, sans que les charges et les contraintes n'aient diminué (8 contrôles de conformité - gaz, électricité, extincteurs, système alarme, bloc sécurité, etc. - obligatoires tous les ans, coûtant de 350 à 700€ par contrôle). Ce fort ralentissement s'explique par la baisse des aides données pour faire des sorties pédagogiques.


